La participation des enseignants de l’Institut Saint-Serge à la conférence internationale sur le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe (2016–2026)

Du 5 au 8 octobre 2026, à Chantilly, en France, le Patriarcat œcuménique a organisé une conférence scientifique internationale consacrée au dixième anniversaire du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe, tenu en Crète en juin 2016. Plusieurs enseignants de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge ont contribué à cette rencontre par leurs interventions scientifiques.

Intitulée « Le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe (2016–2026) : bilan et perspectives », cette conférence a réuni des responsables ecclésiastiques, des théologiens et des chercheurs issus de différentes Églises orthodoxes, ainsi que des représentants d’autres traditions chrétiennes. Les échanges ont porté sur l’héritage du Concile, la réception de ses textes et les perspectives qu’ils ouvrent pour la vie et la mission de l’Église orthodoxe aujourd’hui.

Les trois enseignants de l’Institut Saint-Serge ont eu l’occasion d’intervenir dans le cadre de différentes sessions de ce colloque.

Mgr Grigorios Papathomas est intervenu dans le cadre des réflexions consacrées à l’autonomie ecclésiale, avec une communication portant sur la relation entre l’altérité des Églises et l’exigence de la communion ecclésiale. Cette question constitue un enjeu majeur de l’ecclésiologie orthodoxe, dans la mesure où elle interroge l’articulation entre l’autonomie des Églises locales et l’unité de l’Église.

Le Père Nicolas Kazarian a participé à la session consacrée au document « Pour la vie du monde : vers un éthos social de l’Église orthodoxe ». Sa communication, intitulée « Pour la vie du monde et l’éthos social du Saint et Grand Concile », a pris place dans les réflexions sur la portée sociale du témoignage orthodoxe et sur la manière dont l’Église est appelée à s’engager dans les réalités du monde contemporain.

La professeure Julija Naett Vidovic est intervenue lors de la session consacrée au sacrement du mariage et à ses empêchements. Sa communication, intitulée « De l’acribie à l’économie : la réception pastorale du sacrement du mariage dix ans après le Saint et Grand Concile », a porté sur les enjeux de la réception pastorale des orientations conciliaires en matière de mariage, en mettant en perspective l’exigence canonique, le discernement pastoral et les réalités de la vie ecclésiale.

La diversité des interventions, associant perspectives théologiques, canoniques, pastorales et œcuméniques, a permis de mettre en lumière à la fois les acquis du Concile et les questions qui demeurent ouvertes dix ans après sa tenue.